Ton égo a réveillé ma vraie nature.

person touching white flowers

Je ne veux pas revenir vers toi. Mais je te dis merci d’être passé dans ma vie.

Merci de m’avoir montré ce que je ne veux pas dans mes relations amoureuses, amicales, familiales et face à l’argent. Tes perceptions, tes croyances, tes valeurs me bouleversaient, mais je t’aimais tu sais. Je faisais fie de nos différences, je les voyais comme une source d’enrichissements, de réflexions, de débats amicaux. Tu m’as fait réfléchir à travers nos conversations. Tu m’as fait m’intéresser à certains sujets puisque je ne voulais mettre des mots sur les malaises que tu me faisais vivre. Je voulais mieux comprendre ta noiceur. Je voulais arriver à voir plus qu’une preuve d’immaturité ou un manque de strandards. Je croyais tellement en toi et en la femme que tu me disais vouloir devenir. Puis j’ai vu tes choix. Puis j’ai vu tes comportements. Les preuves de qui tu es vraiment.

Je ne regrette pas cette amitié. J’ai choisis de l’utiliser comme source de réflexion et de motivation à apprendre encore plus. Question de ne pas vivre les déceptions que tu me faisais vivre face à toi, mais cette fois-ci face à moi. Je veux mieux choisir, mieux voir, mieux m’entourer, mieux percevoir. Apprendre, grandir, devenir meilleure.

Dernièrement une amie m’a dit qu’on sait qu’on a pardonné quand on est reconnaissante de la situation vécue et qu’on a véritablement appris de celle-ci. Pas en jetant de blâmes. Pas en se disant supérieure à l’autre. Simplement en partant avec ce que nous devions apprendre et laisser le reste où il est.

Je me croyais plus mal en point que toi parce que je stagnais selon ma vision que j’avais de moi. Or toi tu creuse pour t’approfondir dans ton malheur, dans ta noirceur. Tu t’agites pour ne saisir que ce qui te plait, que ce qui te complets dans ce que tu veux montrer au monde, prouver en façade.

Je veux creuser des racines, du solide. Des fondations. Si les gens verront des fleurs, si les gens seront admirés les fruits de mes efforts, y voir mes succès, c’est eux qui le sauront. Probablement que ceux qui seront les mieux placés pour voir la beauté du spectacle seront ceux qui m’auront vu grandir de près. Ceux qui savent qui je suis et qui savent les types de bonheurs que je veux vivre et les effets que je veux créer ici dans ce monde.

Tu ne feras pas partie du lot. Et sans tant mieux.

Tu m’as prouvé que tu ne serais pas apprécier la beauté du vrai, du sain, du simplement lumineux. Je rêve d’un grand chêne solide aux feuillages verdoyants et aux racines solides. Je rêve de sa force, de sa sagesse, de l’ombre qu’il offre aux passants épuisés pour qu’ils s’y reposent. Je rêve d’un arbre si fort et sain que les animaux y font leur nid ou s’y posent entre deux voyages. Je rêve de sa beauté qui vient de ses couleurs et de sa force et de sa promesse de passer les quatres saisons avec simplicité et confiance.

Et toi tu y verrais qu’un arbre à l’écorne craquelé et ne comprendrait pas le message ni la poésie dans le fait qu’il inspire tant de chose, prouve tant de chose par sa simple présence. Tu n’y verrais pas la beauté et préférerais parler du pouvoir ravageur du feu créer par le bidon d’essence et l’allumette. Tu admirerais son efficacité toxique à détruire une chose que tu ne comprends pas et donc ne peut atteindre. Si ça peut tuer la faune environnante aussi, tant mieux,. Ça leur apprendras à aimer le chène.

Je n’ai pas peur de ton feu destructeur et de ta fumée toxique. Je l’ai est vu, j’ai appris ce qui est à leur source et je ne me laisserais plus flamber pour te garder au chaud.

Merci d’avoir passer dans mon parcours. À ton contact j’ai appris à mieux différencier le sain du toxique. Ce qui est dit et ce qui est vrai. Le vrai du faux. Le laid du beau.

Je t’ai vraiment aimé. Comme une véritable amie. Même ça tu n’as pas été capable de le voir, de le sentir.

Maintenant je ne pense plus à toi comme toi, mais bien comme les leçons, les exemples de ce que je veux pas dans ma vie. Et ça me nourris bien plus que notre relation ne l’a jamais fait.

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Awww t’as jamais été aimé?

flock of birds

J’avais envie de crier son nom. Comme si en l’appellant il allait apparaitre. Surgir d’un buisson. Descendre du ciel. Émerger du sol. Se déposer devant moi avec douceur. Lui celui avec qui je vais possiblement être en couple un jour. Et lui dire: Tadam! C’est juste qu’on s’est pas encore rencontré, tu vois?

Elle m’avait demandé combien d’amoureux j’avais eu dans ma jeune vie de trente années? J’ai dis la vérité, j’ai dit aucun. Elle a dit: ah donc des amoureuses? J’ai rit un peu. Non pas plus d’amoureuses. J’en veux pas d’amoureuse, que des amoureux garçons. Mais j’en ai pas eu.

Et il y a eu un silence puis elle a sortie la bombe. « Aww mais ça veut dire que tu as jamais été aimé? » Et elle m’a regardé avec tellement de compassion, de douceur. Elle était triste pour moi. Profondément.

Non mais attends. j’ai été aimé là. Deux parents, des amies euh…. des gens qui m’apprécient. Je suis aimable quand même.

Alors non, je n’ai jamais eu de jeune homme qui me trouvait jolie, attirante, qui aimait le son de ma voix, qui voulait être là pour moi et avoir envie de me prendre dans ses bras. Qui me voulait comme partenaire de vie. Me parler au téléphone longtemps. Me raconter ses journées. La super copine, la confidente, la conseillière, oui mais une affection prude, chaste. Sans chaleur, ni attachement.

Mais c’est quoi cette gloire de la relation conjugale?

Il y a beaucoup de gens en couple qui sont en vérité seuls dans la vie et il y a beaucoup de célibataires qui sont entourés de gens qui les aiment. Il y a des gens qui vivent dans la même maison qu’un inconnu qui a le statut de conjoint pour eux et il y a des gens qui vivent seuls mais qui ont plusieurs portes qui leur seront toujours ouvertes.

Non, je n’ai jamais eu connu le regards d’un homme amoureux. Mais mes parents ont déjà été super fiers de moi. J’ai des amies qui m’aiment vraiment beaucoup. Et je suis un souvenirs heureux pour beaucoup de gens, j’espère.

Alors, oui, j’ai déjà été aimé. Juste pas de cette façon glorifiée, mais de d’autres façons.

 

Fin février, début mars.

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J’ai loué 6 livres de Joyces Carole Oates à la bibliothèque de mon quartier parce que je voulais apprendre à connaître cette auteure ( autrice?) après avoir entendu Claudia Larochelle chanter ses louanges. J’ai également loué des romans de David Foenkinos et Amélie Nothomb parce que…je finis par louer un de leurs livres quand je vais à la bibliothèque comme une sorte de manie.

Chaque jours, deux fois par jour, j’ai vieillé sur les bols de nourriture et d’eau dans mon cours pour les chats qui vivent dehors. L’hiver est froid. L’hiver peut être cruel. Si au moins ils ont le ventre plein et un endroit où se cacher contre le vent…

Je surveille les mangeoires d’oiseaux aussi. J’aime y voir les oiseaux et les écureuils s’y nourrir. Ça me rassure. Ils mangent. Ils vont être corrects.

J’ai regardé un documentaire sur Robin Williams. Me suit rappelé pourquoi je l’aime autant. Son génie. Son émotivité. Sa compassion pour l’autre. Sa vulnérabilité. Son énergie. Sa sensibilité. Son humanité. On veut prendre soin de lui et on veut qu’il prenne soin de nous. Malheureusement, il est partie. Il reste les images, les vidéos, les audios et les histoires.

J’essaie de lire et de regarder des vidéos Youtube où on explique comment ça fonctionne le monde de l’investissement.  Je sais que c’est une business et que on tente autant de nous informer que de nous vendre un ou des produits et je me demande comment on peut faire un choix éclairé véritablement…

Je suis contente, la compagnie pour laquelle je travaille comme transcriptionniste cherchait des gens et j’ai communiqué l’info, partagé l’info à pleins de gens ( Tu l’as peut-être vu passer dans une sorte d’annonce que j’ai fait sur la page du blog.) et je pense que j’ai transféré le mail à au moins 25? 35? 45 personnes? Et plusieurs me sont revenue pour me dire que Yes! ils sont entrés! Et je suis tellement contente pour eux! Je sais comment recommencer à faire des sous ou réussir à gagner des sous de la maison (ou les deux en même temps) peuvent aider des gens au quotidien. Si j’ai pu donner un coup de pouce, j’ai fait ce que j’avais à faire.

Quand je dis aux gens qui me sont proches que je l’ai sortie de ma vie, ils me disent Bravo! sans même hésiter. Bravo d’avoir sortie cette énergie toxique de ta vie. Bravo d’avoir éloigner cette mauvaise influence dans ta vie. Et voilà que je ne peux le nier. Les finances s’améliorent. La santé physique va aller mieux. La santé mentale aussi. Qu’est-ce qu’elle me faisiat de si mal? qu’est-ce que je laissais de si mal entrer dans ma vie? Je dois franchement y réfléchir pour ne plus laisser le nuage toxique revenir au dessus de moi, autour de moi, en moi.

 

 

Ensemble contre le laid, une utopie qui n’existe que pour l’élite top shape ?

snow nature sky trees

Chaque fois que je vis des symptômes physiques ( migraines, système digestif fragile, whatever!) c’est immanquable, mon anxiété arrive. Et c’est totalement compréhensible quand on pense que mon trouble anxieux est directement lié à mes problèmes de santé et à ce qu’ils m’ont fait vivre, réaliser, voir, observer….

Je me mets à avoir peur d’être constamment souffrante et donc de finir seule, sans amis, sans amour, sans liens, sans soutien, sans possibilité de soutenir, aimer comme je le voudrais.

Nos peurs communiquent ce qui est le plus important pour nous est donc puisque je suis profondément altruiste ( deux psys différentes me l’ont affirmés…un moment donné, tu te dis, elles doivent avoir raison!) et que je suis une grande sensible, empathique (affectueuse dirait ma mère 😉 ) et que je suis hypersensible, ce qui est important pour moi c’est aimer et être aimer sincèrement, concrètement, authentiquement, simplement.

Quand je suis en pleine crise de migraine vestibulaire par exemple, oui, être faible, nauséeuse, étourdie, la tête qui fait des pulsions et la lumière et les sons qui veulent ma mort…oui, je suis en souffrance. MAIS ce qui me fait souffrir possiblement plus est la solitude, les reproches des gens maldroits (ou carrément insensibles), les jugements et les croyances (souvent introduites par des dires de d’autres personnes ou par des situations vécues dans le passé) que… moi malade égale moi pas aimante égale moi pas aimable.

Je voudrais être plus pour les autres mais je ne peux pas. Et ça me fait une douleur au ventre juste de l’écrire en ce moment. Ce que je peux donner, je le donne, mais parfois je ne peux pas donner plus et ça me fait mal. Et en toute franchise, j’ai peur (parce que à force de me le faire dire, c’est entré dans mon mental) que au final, je ne donne pas assez pour que les gens veulent donner un peu aussi. Pas d’entraide, pas de liens forts, pas de relations.

Je me rends compte que c’est un thème qui revient assez souvent dans mes textes, non? Comme quoi c’est vraiment quelque chose qui vient me chercher, qui occupe mon esprit. Et que c’est quelque chose que je me suis fait MAINTE FOIS reprocher. Parce que j’avais changer des comportements et/ou ma disponibilité suite au début des troubles de santé. Parce que je dois communiquer des …comment dire… demandes, préférences, compromis, explications? pour les activités, les rencontres, les relations. Et vraiment, il y a des gens dans mon entourage proche ou éloignés qui n’y voit aucuns problèmes. Mais reste que cette peur reste en dedans de moi et dés qu’un reproche se pointe le bout du nez…la douleur déjà présente s’intensifie.

J’aimerais être la fille qui va s’occuper pleinement de ses parents, monétairement, lifts de char et possibilité de soutien 24h sur 24 parce que en pleine santé (et enfant unique donc ne peut pas demander à un frère ou soeur.) Je voudrais être l’amie aussi que tu appelles et elle peut venir t’aider de jour comme de nuit, ride or die.

La blonde. La mère. Pleinement. Sur qui tu peux t’appuyer. Elle est là. Tout le temps. Bras ouvert. Corps et coeur vibrants.

Et là je vous entends, oui mais quelqu’un qui t’aime vraiment va t’aimer dans tout ce que tu es et donc va aussi t’aider lui  comme amoureux, elle  comme amie, non?

Souvent c’est quand les deux personnes étaient top shape qu’elle se rencontrent et s’aiment, d’amour ou d’amitié ( allô Céline!) et quand le lien est solide, qu’un de deux développent des problèmes, l’autre restent parce qu’il ou elle l’aime. C’est leur histoire et la relation qu’ils ont développée qui fait que le lien affectif est fort, qu’il a été tissé solide et donc que la maladie ne les sépare pas.

La maladie dérange. La différence à la norme perturbe. La personne qui dévie de la norme est vu comme faible ou « suceptible de t’amener dans ses problèmes, t’entraîner dans son mode de vie malsain. »

Tu me dis que j’exagère? Demande aux gens si ils sortiraient, serait amis avec quelqu’un qui …et ne nomme que les troubles. Ils font  » ben ça dépends là… » et ce qui en ressort c’est  » si ils sont pas trop loin de la norme là…je suis correcte avec ça… » Et je ne suis pas une sainte là! Mon premier réflexe est souvent de me dire que  » j’ai déjà assez de problèmes de même… »

Mais tu vois, c’est rendue que le manque d’ouverture d’esprit et d’empathie et de sollicitude est devenue pour moi une des pires maladies avec lesquels je ne me voie pas co-habiter. Même allonger dans le noir avec le mal de coeur au bord des lèvres, je vais vouloit écouter ta dure journée au travail et possiblement t’aider, il n’y a pas de souffrance qui a plus de valeur que d’autre. Or, si tu me reproches que je suis plate, que je suis un poids, que tu mérites mieux, que je te dérange dans ta vie avec mes problèmes de santé, que je suis difficile à dealer avec au quotidien ou de temps en temps…que tu agis comme si tu es la victime numéro un de mes problèmes de santé ou simplement que le fait que j’ai parfois des problèmes de santé font que je te déçois, voir que tu as honte…tu vas me blesser. Profondément. Si en plus, tu juges, ne cherche pas à comprendre, te dis que  » c’est pour aider » que tu me dis ça, toutes ces choses qui me blessent…c’est plus que laid. C’est toxique.

ÇA ça fait te sentir seule dans une foule terrifiante. Isolée et envahis à la fois. Seule face à la laideur du monde, seule et vulnérable face au toxique. Seule et sans espoirs autre que…on se ne sait plus.

Je veux tenir les mains des gens face à la foule, face à la vie. Et je veux tenir la main des gens pour eux et pour moi. Les gens étant ma famille et les amis qui sont devenue d ela famille. Ensembles contre le laid du monde, de la vie. Mais je ne veux pas tenir la main du laid. Non. Il y a déjà assez de laid et il peut toujours en avoir plus de l’extérieur. Je ne veux pas en créer.

Je ne connais pas l’avenir et je ne sais pas qui je serais dans dix ans. Il y a dix ans je pensais que aujourd’hui j’en aurais eu fini des troubles de santé ( physique et mental) mais non… Je ne sais pas qui va m’aimer dans dix ans et si j’aurais eu la chance de mettre au monde des petits humains ou adopter des petits humains. Je ne sais pas si je serais une meilleure amie, ni une meilleur fille pour mes parents.

(Même parfois je me dis que je voudrais être une meilleure maitresse pour mes chats…Et j’ai peur de ne pas avoir assez la santé physique et financière pour avoir des chiens… Je te le dis, moi, je veux donner de l’amour et aider le plus d’êtres possibles. Et les animaux, contrairement aux humains, ils te donnent vraiment le meilleur d’eux-même, c’est garantie 😉 )

Mais pour le moment, je fais le mieux que je peux. Et j’espère être encore plus forte physiquement et mentale dans le futur pour pouvoir aimer et donner tout ce que je voudrais dans mes tripes pouvoir donner.

 

 

Don’t give up until you drink from the silver cup.

monochrome photo of couple holding hands

Tu veux pas de blonde qui vit avec l’anxiété, la depression, les migraines, la fibromyalgie, le diabète…euh…le stress post-traumatique, des maladies chroniques physique et psychologique, en bref ?

Laisse te dire une chose: tu viens avec un bagage toi aussi.

Laisse te dire une autre chose: on est bien plus que ça.

Ah oui, avant que j’oublie: vivre avec une souffrance au quotidien, selon le type de personnalité de l’individu et comment il ou elle la traversé et/ou vit avec ses souffrances, ça vient avec des cadeaux. Des cadeaux? Oh oui, des cadeaux pour toi.

Une empathie et un coeur plus grand. Un attrait et une reconnaissance pour les vrais petits bonheurs. Un non-jugement de ton vécu. Une compréhension de ce que c’est qu’avoir un bagage, une histoire. Des besoins de sincérité, de réel lien avec l’autre. Une ouverture face à l’autre qui demande de montrer qui on est vraiment, ce qui permets à l’autre de se montrer tel qu’il est vraiment. Je vais t’aimer pour vrai et je veux la même chose. Et si ça c’est pas un cadeau selon toi en ce bas monde, je ne sais pas quoi te dire de plus.

Dans la vraie vie, le romantisme tu le vois dans les salles d’attente des cliniques, dans les salons et cuisine des maisons, dans les épiceries et dans les centre d’achats. Parfois dans les restaurants populaires et dans les parcs de quartiers.

Ils marchent en se tenant par la main ou ils rient en faisant des commissions. Il est stressé à la pharmacie parce que sa blonde feel pas et il veut être certain de prendre le bon produit. Elle lui flatte le dos pendant qu’ils attendent que le docteur appelle son nom. Elle le chicane parce qu’il mets trop de sucre dans son café parce qu’elle veut qu’il fasse attention à sa santé. Il rit parce qu’elle a raison et que elle chiale parce qu’elle tient à lui. Il lui apporte une couverture et se positionne pour qu’elle puisse s’accoter sur lui. Il lui donne un bec sur le front avant d’aller travailler. Elle l’écoute raconter une de ses mésaventures au travail qu’il a vécu aujourd’hui. Ils prennent leur douche ensemble et jase en même temps. Ils discutent du budget ensemble assis à la table de cuisine et il rit parce qu’elle est pas bonne en calcul, mais une chance qu’elle est là pour penser à toutes les catégories. Elle lui fait une liste de choses à faire et écrit à la fin de la longue liste  » Je t’aime » et il dit  » a m’énarve » avec un sourire en coin quand il le lit.  Elle sautille de bonheur quand une nouvelle saison de sa série va bientôt commencer et il dit  » bon va encore falloir que je l’écoute avec toi je suppose? » alors que tout le monde sait qu’il aime l’écouter avec elle. Ils s’appelle à l’heure du diner en disant des choses comme: qu’est-ce que tu fais? tu finis à quelle heure?  alors que c’est presque chaque jours les mêmes réponses. Elle vomis, il s’inquiète, va chercher un verre d’eau, lui passe un mouchoir. Il meurs du rhume, elle l’installe sur le divan, mouchois et couverture inclus, et lui masse le cou et la tête. Il l’accompagne à ses rendez-vous médicaux. Elle lui fait ses lunchs et ses soupers chaque jours. Chaque soir, quand il revient à la maison, elle est là, mais un soir, elle est pas là, il téléphone tu-suite: t’es où? un peu nerveux. Il chiale que le bain est bloqué par ses cheveux et elle réponds: veux-tu qu’on parle de tes poils sur le savon? Il la défends tout le temps. Elle le défends tout le temps. Ils se disent mutuellement combien ils se tapent mutuellement sur les nerfs. Mais dans la manière qu’ils se le disent, tu l’entends qu’ils s’aiment. Sa petite main dans la sienne lui donne tellement de force qu’il se dit que il y a rien au monde comme elle. Le sentir à côté d’elle la fait se sentir tellement backée qu’elle se dit qu’elle peut tout traverser si il est là. Mais ça ils se le diront pas souvent, ils sont trop génés. Ils vont juste dire  » ah vient avec moi s’il-te-plait! » ou  » Tu veux pas que je vienne avec toi ?  »

Ta blonde avec des trouble chroniques elle a une personnalité aussi. Mais ajoute à cette personnalité un grand coeur et des besoins d’amour à donner et recevoir un peu plus grands.

( Là tu te dis, Jess, ton texte est un peu beaucoup hétéronormatif. Oui, mais c’est ça l’affaire, c’est rare une fille qui aime les filles qui se fait rejeter à cause de problèmes de santé chroniques. Je sais ben pas pourquoi hein…? Peut-être parce que les filles sont fondamentalement des caretakers. ou cherchent des choses différentes dans un couple.)

 

Un rêve si simple pourtant.

blur coffee cold cup

Il fait froid. Il fait gris. Il y a une semaine, à cette heure-ci, j’étais dans un lit d’hôpital, soluté dans le bras et impatiente de retourner chez moi. Il n’y a rien au monde que j’aime moins que de souffrir, me sentir faible et être ailleurs, pas chez moi, pas avec des gens qui représente un chez-moi. C’est pourquoi égoistement j’ai exigé de mon père et ensuite de ma mère qu’ils restent avec moi, qu’ils ne partent pas à la maison, qu’ils ne me laissent pas seuls à l’hôpital. Je ne peux pas marcher, me tenir debout. On me pique avec des produits que j’oublie le nom après deux secondes…ne pars pas. Ne me laisse pas seule ici.

Depuis que je suis revenue, je dors beaucoup, je m’hydrate, j’essaie de bien manger et …mon dieu que j’apprécie mon foyer. La douceur de MES draps de flanelles. La chaleur des petits corps de mes chats. Le visage connu des gens qui m’entourent. Je sais qu’on dit que le bonheur est hors de ta zone de confort, mais ma zone de confort est là où je me sens véritablement nourrie. Introvertie ou simplement faite ainsi, je ne sais pas, mais je suis une sorte d’animal qui peut explorer, mais doit retourner à son terrier, avec mes miens, humains et animaux inclus.

Je ne veux pas du glamour, du jet-set ou du branché. Je veux du cozy, de l’authentique et du simple.

Par choix, par comment je suis fais, parce que je suis foncièrement faite ainsi.

Je me rappelle d’une conversation avec une amie ( Allô Steph!) où elle me disait qu’elle s’était un peu disputé avec un proche qui lui reprochait de ne pas voir ou vouloir assez grand dans sa vie. Elle était contente de son auto qui fonctionne, de sa job dans laquelle elle était bien et elle ne voulait rien d’autre que d’avoir une petite famille avec un train train quotidien simple et heureux. Et je me rapelle m’être dit: MAIS OUI! moi aussi dans le fonds…Tout le monde dans le fonds, non?

J’aspire à des choses que je ne pense pas pouvoir atteindre et donc que je ne prends pas pour acquis. Peut-être que c’est ça dans le fond. Les gens qui ont déjà un amour présent et heureux dans leur vie, des enfants en santé et qui s’épanouissent, le sentiment d’être une bonne personne qui est présente et aimante pour les autres….ils le prennent pour acquis et donc ne l’apprécie plus? Ils se mettent à rêver de voyage dans le Sud ou en Europe ou de gros char ou de grosse maison…Alors que d’autres rêvent de seulement vivre avec quelqu’un qui les aime en tout temps, beau temps, mauvais temps. En santé ou sur une civière à deux heures du matin un mercredi de semaine et qui reste là, pas parce qu’on le force, mais parce qu’il veut être là. Pour toi. Pas parce qu’il est ton père, ton meilleur pote, qu’il t’a élevé, mais parce qu’il est lui aussi ton meilleur ami, et même plus si affinités.

Personne ne rêve de Jeux Olympiques quand tu es sous médication, mais mon dieu qu’on apprécie de ne pas avoir mal à la tête et de pouvoir manger quand tu as été 24h sur soluté.

J’ai dit merci à mes amis Facebook qui me sont proches mardi matin. Après une nuit d’enfer à rejetter ( terme que j’ai appris à l’hôpital et que je trouve plus jolie que vomir haha) et à le faire sans réveiller mes parents. ( Rejetter en silence dans sa chambre, c’est un art que je maitrise, oui,oui.) Je tenais à dire merci d’être là, même si je ne semble pas toujours physiquement là. Que je suis loin dans ma tête, dans mon corps, dans ma réalité pas toujours facile à comprendre.

J’aspire à pouvoir prendre soin de mes proches et d’avoir des proches qui sont là pour moi aussi. Mon grand rêve c’est ça. Aimer et être aimée. Cuisiner pour des petits et des grands. Caliner des petits et des grands. Écouter des petits et des grands. Appeler à l’aide sans culpabilité, ni peur d’être rejetté ou reçu avec grondements de mécontentements. Ne pas me sentir de trop et ne jamais faire sentir quelqu’un comme de trop avec ses besoins. Un foyer chaud et sécuritaire. Des compagnons de route qui sont de réels compagnons de route. De l’entraide, de l’affection, de la chaleur humaine. Pas de solitude dans nos malheurs.  Si en plus, je peux avoir un amoureux, un ou deux petits humains qui m’appellent maman et un emploi en relation d’aide dans lequel je me sens compétente et que j’aide vraiment. Wow! le paradis sur terre. Et faite que je l’apprécie réellement. Faite que je ne le prenne pas pour acquis. Faite que je n’oublie pas ma chance si un jour j’ai droit à ce bonheur.

Faut juste que je fasse les bons choix et que je ne perds pas le focus sur ce que je veux: le vrai ou rien. Parce que du faux bonheur, ça revient à être du malheur en réalité. Et j’en veux pas, j’en veux pus.

Déjà.

Je vais me reconstruire, me relever et redevenir forte, voir même forte pour la première fois de ma vie. Et je sais que tu espères le contraire. Tu te dis que si je me relève pas, ce sera la preuve que j’avais tort et que tu avais raison.  Que tu auras gagné.

Or, je vais me relever. Parce que j’ai raison. Et je ne vais pas le faire pour toi, ni contre toi. Je vais le faire pour moi. Et si la vie est bien faite, tu me verra, dans quelques temps…mois ou années…et tu le verras. Dans mes yeux, dans ma gestuelle, dans mon énergie, dans mon corps, dans mes mots…dans ma situation si ça ce trouve. Je serais avec des gens qui seront le symbole de mon retour dans le bonheur, dans la vie positive.

J’ai déjà la volonté enracinée en moi. J’ai déjà commencé à faire des recherches. J’ai déjà recommencé à épargner de l’argent et donc à en gagner. J’ai déjà commencé à mettre en place des projets. J’ai déja commencé à m’ouvrir et créer.

J’ai déjà mis un pied sur la première marche. Et je vais commencer la montée. Et la vie m’a déja envoyé un allié et d’autres s’en viennent. Je le sais, je le sens.

Depuis que tu es partie, je vais mieux. Comme si en partant, tu as apporté ton énergie négative avec toi et tu t’étais enlevé du chemin, tu avais arrêté de cacher la lumière.

Merci d’être partie. Merci de m’avoir montré par ton exemple contraire tout ce que je ne veux pas dans ma vie. Merci de m’avoir donné envie de faire mieux, de remonter. De respirer à nouveau, de lentement me laisser remonter vers des aspirations plus hautes, des bonheurs plus vraies.

C’est déjà commencé.