Un rêve si simple pourtant.

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Il fait froid. Il fait gris. Il y a une semaine, à cette heure-ci, j’étais dans un lit d’hôpital, soluté dans le bras et impatiente de retourner chez moi. Il n’y a rien au monde que j’aime moins que de souffrir, me sentir faible et être ailleurs, pas chez moi, pas avec des gens qui représente un chez-moi. C’est pourquoi égoistement j’ai exigé de mon père et ensuite de ma mère qu’ils restent avec moi, qu’ils ne partent pas à la maison, qu’ils ne me laissent pas seuls à l’hôpital. Je ne peux pas marcher, me tenir debout. On me pique avec des produits que j’oublie le nom après deux secondes…ne pars pas. Ne me laisse pas seule ici.

Depuis que je suis revenue, je dors beaucoup, je m’hydrate, j’essaie de bien manger et …mon dieu que j’apprécie mon foyer. La douceur de MES draps de flanelles. La chaleur des petits corps de mes chats. Le visage connu des gens qui m’entourent. Je sais qu’on dit que le bonheur est hors de ta zone de confort, mais ma zone de confort est là où je me sens véritablement nourrie. Introvertie ou simplement faite ainsi, je ne sais pas, mais je suis une sorte d’animal qui peut explorer, mais doit retourner à son terrier, avec mes miens, humains et animaux inclus.

Je ne veux pas du glamour, du jet-set ou du branché. Je veux du cozy, de l’authentique et du simple.

Par choix, par comment je suis fais, parce que je suis foncièrement faite ainsi.

Je me rappelle d’une conversation avec une amie ( Allô Steph!) où elle me disait qu’elle s’était un peu disputé avec un proche qui lui reprochait de ne pas voir ou vouloir assez grand dans sa vie. Elle était contente de son auto qui fonctionne, de sa job dans laquelle elle était bien et elle ne voulait rien d’autre que d’avoir une petite famille avec un train train quotidien simple et heureux. Et je me rapelle m’être dit: MAIS OUI! moi aussi dans le fonds…Tout le monde dans le fonds, non?

J’aspire à des choses que je ne pense pas pouvoir atteindre et donc que je ne prends pas pour acquis. Peut-être que c’est ça dans le fond. Les gens qui ont déjà un amour présent et heureux dans leur vie, des enfants en santé et qui s’épanouissent, le sentiment d’être une bonne personne qui est présente et aimante pour les autres….ils le prennent pour acquis et donc ne l’apprécie plus? Ils se mettent à rêver de voyage dans le Sud ou en Europe ou de gros char ou de grosse maison…Alors que d’autres rêvent de seulement vivre avec quelqu’un qui les aime en tout temps, beau temps, mauvais temps. En santé ou sur une civière à deux heures du matin un mercredi de semaine et qui reste là, pas parce qu’on le force, mais parce qu’il veut être là. Pour toi. Pas parce qu’il est ton père, ton meilleur pote, qu’il t’a élevé, mais parce qu’il est lui aussi ton meilleur ami, et même plus si affinités.

Personne ne rêve de Jeux Olympiques quand tu es sous médication, mais mon dieu qu’on apprécie de ne pas avoir mal à la tête et de pouvoir manger quand tu as été 24h sur soluté.

J’ai dit merci à mes amis Facebook qui me sont proches mardi matin. Après une nuit d’enfer à rejetter ( terme que j’ai appris à l’hôpital et que je trouve plus jolie que vomir haha) et à le faire sans réveiller mes parents. ( Rejetter en silence dans sa chambre, c’est un art que je maitrise, oui,oui.) Je tenais à dire merci d’être là, même si je ne semble pas toujours physiquement là. Que je suis loin dans ma tête, dans mon corps, dans ma réalité pas toujours facile à comprendre.

J’aspire à pouvoir prendre soin de mes proches et d’avoir des proches qui sont là pour moi aussi. Mon grand rêve c’est ça. Aimer et être aimée. Cuisiner pour des petits et des grands. Caliner des petits et des grands. Écouter des petits et des grands. Appeler à l’aide sans culpabilité, ni peur d’être rejetté ou reçu avec grondements de mécontentements. Ne pas me sentir de trop et ne jamais faire sentir quelqu’un comme de trop avec ses besoins. Un foyer chaud et sécuritaire. Des compagnons de route qui sont de réels compagnons de route. De l’entraide, de l’affection, de la chaleur humaine. Pas de solitude dans nos malheurs.  Si en plus, je peux avoir un amoureux, un ou deux petits humains qui m’appellent maman et un emploi en relation d’aide dans lequel je me sens compétente et que j’aide vraiment. Wow! le paradis sur terre. Et faite que je l’apprécie réellement. Faite que je ne le prenne pas pour acquis. Faite que je n’oublie pas ma chance si un jour j’ai droit à ce bonheur.

Faut juste que je fasse les bons choix et que je ne perds pas le focus sur ce que je veux: le vrai ou rien. Parce que du faux bonheur, ça revient à être du malheur en réalité. Et j’en veux pas, j’en veux pus.

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Déjà.

Je vais me reconstruire, me relever et redevenir forte, voir même forte pour la première fois de ma vie. Et je sais que tu espères le contraire. Tu te dis que si je me relève pas, ce sera la preuve que j’avais tort et que tu avais raison.  Que tu auras gagné.

Or, je vais me relever. Parce que j’ai raison. Et je ne vais pas le faire pour toi, ni contre toi. Je vais le faire pour moi. Et si la vie est bien faite, tu me verra, dans quelques temps…mois ou années…et tu le verras. Dans mes yeux, dans ma gestuelle, dans mon énergie, dans mon corps, dans mes mots…dans ma situation si ça ce trouve. Je serais avec des gens qui seront le symbole de mon retour dans le bonheur, dans la vie positive.

J’ai déjà la volonté enracinée en moi. J’ai déjà commencé à faire des recherches. J’ai déjà recommencé à épargner de l’argent et donc à en gagner. J’ai déjà commencé à mettre en place des projets. J’ai déja commencé à m’ouvrir et créer.

J’ai déjà mis un pied sur la première marche. Et je vais commencer la montée. Et la vie m’a déja envoyé un allié et d’autres s’en viennent. Je le sais, je le sens.

Depuis que tu es partie, je vais mieux. Comme si en partant, tu as apporté ton énergie négative avec toi et tu t’étais enlevé du chemin, tu avais arrêté de cacher la lumière.

Merci d’être partie. Merci de m’avoir montré par ton exemple contraire tout ce que je ne veux pas dans ma vie. Merci de m’avoir donné envie de faire mieux, de remonter. De respirer à nouveau, de lentement me laisser remonter vers des aspirations plus hautes, des bonheurs plus vraies.

C’est déjà commencé.

 

La vraie magie.

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Apprendre sur divers sujets pour ensuite pouvoir partager notre savoirs. Prendre des marches le soir quand le ciel est rosé ou orangé ou encore mieux, en pleine nuit l’été. Jouer avec des chats, des chiens, des lapins…des animaux! Écouter de la musique, comme en immersion dans la chanson. Se faire présenter des chansons que l’autre aime. Se raconter des histoires de nos vies. Rire. Parler pendant un film ou un épisode d’une série pour donner notre avis ou répondre à un personnage. Se coller, devant un film ou après une longue journée ou parce que l’autre ou soi ont en a besoin. Faire un repas et l’autre aime vraiment ça. Chuchotter à la bibliothèque et essayer de rire en silence. La voix de quelqu’un qu’on aime. Une main pleine d’affection dans la noirceur.  Être soulager quand l’autre arrive ou quand on arrive et qu’on voit l’autre.  » Je suis là »  » Oh mon dieu, tu es là! » Faire rire quelqu’un. « Quoi?  » Rien… » Non dis-le! »  » Non c’est juste que quand tu fais X…j’aime tellement ça. »

C’est de la magie au quotidien. Avec un ami, un amour, une partie de son coeur. Masculin ou féminin. Quelqu’un qui est vraiment quelqu’un dans notre vie.

La beauté, la magie au quotidien, c’est ça que je veux le plus. C’est ma seule vraie richesse.

Tout à l’heure, je suis sortie pour remplir les mangeoires d’oiseau et répandre un peu de graines de tournesol et d’arachides dans leur écaille au sol dans des récipients. Je sors de la maison, ils partent tous, apeurés à ma vue. Pourtant, je pense qu’ils sont tous cachés dans les haies de cèdres et dans les hauteurs des arbres. Ils observent…Ils me regardent remplir, éparpillés et étendre les sources de vie et les gateries. Peut-être même qu’ils se communiquent des trucs. Du genre: oh non ne va pas plus loin, elle va s’éloigner…attends, elle n’a pas fini encore…oh regarde, elle mets des arachides!

Et quand j’ai terminé ma ronde, je vais sur le balcon, je m’assois sur une des marches et j’attends. Et ils arrivent peu à peu. Les moineaux…les mésanges…de plus en plus de petits oiseaux, comme si une fois que un s’aventure, les autres osent…et ils deviennent une foule. Puis, oh, un écureuil…oh, un autre….Et puis, il arrive, majestueux et royal, tel un roi qui arrive dans sa cour, le gaie bleu! Puis un deuxième! ( Un couple? Peut-être.)

Et je suis contente. Je me sens utile et je me sens chanceuse aussi face au spectacle. Je suis la source du spectacle et on me remercie avec une danse toute naturelle du besoin de ressources. Je les regarde voler, se poser, se réjouir presque. J’aime quand je sais que à la vue d’une arachide, ils seront heureux, voir excités, pressés de cacher, rapporter le butin.

Tu me dis, attend, bon, oui, c’est bien, tu nourris des oiseaux et des écureuils, mais bon c’est pas extraordinaire. Et bien oui, la nature c’est extraordinaire. Pouvoir l’aider, c’est extraordinaire. Simple, accessible, mais bel et bien magique. Pour moi du moins.

Pouvoir aimer, pouvoir aider, dans la simplicité, dans le quotidien, ça ajoute tellement de lumière et de joie quand c’est authentique. Et ce qui le rends magique, c’est que c’est souvent si rare. L’amour, l’affection, la loyauté véritable. Apporter son aide et recevoir de l’aide de manière autthentique, sincère et avec une réelle écoute de nos besoins ( ce qui demande que la personne soit réellement présente dans la situation.)

Savoir qu’un lien invisible, mais pourtant présent, voir solide existe entre soi et un autre être, c’est magique. Un tour de force de la vie. On n’est jamais vraiment seuls. On n’est jamais vraiment faible. Puisqu’il y a un autre et sa force. Puisqu’il y a un autre et cette possibilité qu’on puisse agir dans sa vie, dans son bien-être que par un enchainement de mouvements qui a sa base dans notre coeur, dans notre âme.

Je sais ce que je fais et pourquoi je le fais.

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Je suis « trop » pour toi hein?

Avec ma recherche d’authenticité. Avec mes questions qui vont dans le sens de mieux te comprendre toi et ton vécu. Avec ma motivation toujours grandissante de mieux comprendre la psychologie humaine et notre société. Avec mon refus des stéréotypes et des préjugés.

Je ne suis pas facile, je le conviens.

Avec mes questions qui ont « dont le don » de faire réfléchir et voir les choses qu’on ne voudrait pas voir. Avec ma réelle envie de vouloir comprendre. Non je ne  » joue » pas à la psy, non je ne cherche pas à t’analyser…je te suis, je t’écoute. Dans ce que tu dis, dans ce que tu vis. Parce que quand je dis que je suis là, je le suis pour vrai. Deux pieds dedans, profondément.

Tu lui a dit que quand elle fait ça, ça te fait de la peine? « Bien pas de même! » Pourquoi pas? « Bien là, je veux pas avoir l’air faible! » Ah mais là c’est pas tant elle le problème que ton égo qui te dit que t’ouvrir à l’autre, être vulnérable est un signe de faiblesse. Alors que c’est le contraire. Il faut être fort pour le faire.  » Ah tu m’énerve quand tu dis des affaires de même! »

Là tu lui a dit que quand elle agit ainsi, ça te fait mal?  » oui, vraiment, je me suis assis et je lui est dit clairement pourquoi ça me faisait mal et ce que je voudrais qu’elle fasse à la place. » Bien, pour vrai, je suis très fière de toi.  » Ouain, mais ça a rien réglé! » Quoi elle le fait encore?  » Bien oui! » mais cette fois-ci, elle le fait en sachant très bien que ça te fait du mal?  » Oui, bien…oui, mais … tu veux que je fasse quoi hein! » En fait, ses choix de façon d’agir et les conséquences de ses actes, c’est pas ta responsabilité, mais c’est ta responsabilité de savoir si tu vas accepter ou pas sa façon d’agir avec toi, surtout qu’elle sait qu’elle te fait du mal.  » C’est quoi ton problème, tu veux me jouer dans tête? C’est comme une game? »

Non, au contraire! Vraiment, au grand contraire! Je suis ouverte, authentique, je suis là. Pas de cachotteries, pas de games, pas d’hypocrisie, ni de mensonges face à soi ou à l’autres. Pis ça fait rusher le monde ou ils adorent ça. Ils trouvent que je suis trop deep ou ils aiment que je les accompagne dans leurs traversées des douleurs.

Je ne pose pas en experte, je ne pose pas en grande sage, je ne me pose pas en thérapeute. Je me pose en amie, qui est là que tu tombes ou te rélèves, que ce soit laid ou que ce soit beau. J’aime mieux que tu me dises « check, je le sais qu’il est pas fin avec moi, mais en vérité, je veux pas être seul alors j’aime mieux rester avec lui pour le moment » plutôt que de me faire taper sur la tête parce que je suis ton mouvement et que tout converge vers le fait qu’il n’agit pas avec un réel amour envers toi. Je ne suis pas ici pour me faire mentir et je vais te vais te regarder te mentir à toi-même si tu veux, mais je ne vais pas t’encourager.

Alors oui, le fait que je n’accepte pas les décorations, les jeux d’ombres et les non-dits, que je vais naturellement vers le coeur, vers le vrai, vers le vécu réel, ça fait rusher. Le fait que je dis non aux masques et que je regarde et écoute là où se trouve les valeurs, les bobos et l’être, ça bouscule, ça fait que les gens veulent se défendre contre moi. Ils m’attaquent plutôt que d’attaquer les blessures et les croyances toxiques que je fais soulever. Je ne les juge pas tes blessures, je ne les jugent pas tes croyances toxiques. Je ne fais que te dire que tu mérites mieux, que tu mérites véritablement plus d’amour de toi et de vérité. Je te demande tes objectifs, ce qui te rendrait pleinement heureux et si tu me montre que ton coeur veut une chose et que tes comportements, ce que tu acceptes et ce que tu repousses font que tu nourris le contraire de ce que ton âme a besoin, je vais être gossante. Sans efforts de ma part. Ça va me venir naturellement.

Pas parce ce que je veux te gosser, te jouer dans tête ou je ne sais quel autre étiquette tu veux me mettre sur le front pour détourner ton regard de ce que j’ai entendu et vu…Mais bien parce que j’ai vraiment écouter, vraiment ouvert mon coeur et que j’ose vouloir te soutenir vers ce qui te rendrait heureux, heureuse.

Donc si tu me dis que les autres sont des cons avec toi, je risque de ne pas dire « ouain, tu as raison, ils sont cons! » Non, moi je vais dire quelque chose du genre: pourquoi tu l’acceptes? ou pire  » qu’est-ce qui fait que tu penses qu’ils doivent agir d’une manière précise envers toi? » ou encore pire des pires  » qu’est-ce qu’ils viennent chercher dans tes bibittes? ton manque de confiance en toi? une croyance que tu ne vaux pas mieux? Ils disent des choses que tu penses toi aussi? » Pas pour te culpabiliser! Pour te dire que tu as tellement de pouvoir sur la situation, que tu es fort, forte et si tu as besoin de moi Batman/ Batwoman, je serais ta Robin!

Parce que je vais vouloir que tu te libères de tes croyances toxiques qui donnent du pouvoir aux autres de te faire du mal. Je sais, ça me rends vraiment fatigante! Sur le coup, tu me trouves franchement chiante parce que je ne vais pas te dire que tu fais pitié. Mais c’est ça l’affaire, j’aime mieux plonger dans le caca avec toi et t’aider à laver, que de mettre un tapis dessus et te dire  » oui tu as raison, ça pue pis c’est de leur faute aux autres si ils pilent dessus! »

Voir ta schnoute ne me fera pas t’aimer moins. T’aider à la nettoyer ne me fera pas te respecter moins. Te voir te battre pour devenir plus fort, assez fort pour être plus fort et donc capable d’être vulnérable, sans bouclier, me fera te voir comme étant plus humain et plus admirable. Une preuve de vraie courage ambulante. Qui n’a pas peur de grandir et de demander pardon, de pardonner. Qui n’a pas peur de l’authenticité et de l’entraide entre être forts et faibles à la fois. Tout le monde souffre, mais pas tout le monde se battent. Tout le monde a peur, mais pas tout le monde a le courage d’avancer malgré la peur.

Alors je ne m’excuserais pas d’avoir foi en toi et de te voir comme une personne forte. Je ne m’excuserais pas de te dire que je veux voir la vraie personne que tu es et que quand tu es prête, prêt, ce que je peux donner, je vais te le donner.

Refuser.

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Je ne veux pas être aimé malgré

Malgré l’anxiété. Malgré les migraines. Malgré les nausées. Malgré les étourdissements. Malgré les chutes de pression soudaine. Malgré les surprises du corps. Malgré l’anxiété qui a poussé en moi partant de mon corps et qui a monté à ma tête, a envahit les lieux…

J’en veux pas de tes malgré. J’en veux pas de ton amour « quand même ». Ce serait l’insulte de trop. Une douleur de plus sur une pile déja haute. La blessure de plus, celle qui réveillerait les autres.

Je veux que tu veuilles de moi. Avec anxiété. Avec corps-surprise. Parce que c’est maux quotidien ont fait de moi une meilleure personne. Mon coeur déjà sensible, mon esprit déja empathique, mon mental déja curieux de l’humain….mes maux, les vivre depuis une décennie, ils ont permis aux divers parties de moi de prendre de l’expansion, parties qui feraient que je t’aimerais avec une tendresse, une sensibilité que tu mériterais seulement si tu peux faire de même.

Je te demanderais aucun fla fla, aucun trucs qui brille. Je veux de l’authenticité, de l’affection, du respect…du vrai. J’aime pas de façon flash de toute façon. Moi, je vais aimer ta voix, tes valeurs, ton regards, tes rêves et qui tu es vraiment. Je veux m’asseoir sur un banc et parler sincèrement. Je veux rire et me chamaillier. Je veux avoir confiance en toi, en ton affection.

Moi ce que je trouve grand, ce que je trouve riche, c’est être bien avec quelqu’un quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe. Malade, pas malade. Pluie, soleil, tempête ou un mix des trois. Je vais vouloir être ça pour toi…mais je vais vouloir que tu le sois pour moi aussi.

Si tu me fais sentir mal, honteuse ou coupable ou comme si j’avais moins de valeurs, parce que je des souffrances de l’esprit et du corps et les deux en même temps…Ce ne sera pas de l’amour, ce ne sera même pas de l’affection. Je ne l’accepte plus de personne. Que ce soit famille, amis, connaissances…

Pourquoi je le ferais d’ailleurs? Pourquoi j’ajouterais une source de souffrance de plus? Non merci. Mais vraiment là…..NON, j’en ai pas besoin. Tellement de gens ont essayé et souvent réussis à me faire croire que je n’étais pas aimable avec mes troubles. Tellement de gens m’ont dit que je devais changer, m’améliorer,  » faire de quoi! » ( comme si j’avais un plein contrôle sur ces choses, comme si c’était pleinement mon choix!) si je voulais un jour être aimé que ce soit comme amie ou comme amoureuse. Maintenant, je n’accepte que les gens qui sont capable de voir ce que c’est que de vraiment aimer.

J’ai beaucoup à offrir. Je le dis humblement, entendons-nous, je ne crois pas que je sois adorable au point que tout le monde va m’aimer. Tout est une question de goût, de complicité, de chimie…mais ce n’est pas parce que je vis des difficultés que je suis une personne qui ne peut être aimé…avec ces difficultés. Je le dis souvent, tout le monde vient avec un bagage, toi, moi, elle, lui, eux…Ton bagage ne va pas te rendre moins aimable si celui-ci ne vise pas à faire du mal aux autres. Ce n’est pas de ma faute si tu as des attentes précises de ce que tu veux que je sois et fasse et que je ne les comble pas. Aimer n’est pas un concours. Je ne me suis jamais inscrite. Je ne suis en compétition avec personne. Je suis la championne poutr être moi. Il y a juste moi qui peut être moi. Ce n’est pas parce que tu ne veux pas du cadeau que je peux être que je ne mérite pas d’être reçu par quelqu’un qui va me mériter puisqu’il sera capable de voir ce que j’ai de beau à offrir. AVEC et non pas malgré les blessures et les faiblesses.

Mes blessures et mes faiblesses ne me font que du mal à moi. Si tu mets des attentes et de la pression, elles te feront enrager oui, mais elles me feront encore plus de mal. Je ne veux pas de ça, de cette dynamique, dans mes compagnons de vie.

Effacer.

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Le message privé sur Facebook venant de ton chum a été l’élément de trop. Sa haine, sa misogynie, son mépris sous-entendu envers toi…Je me suis mise à m’inquiéter pour toi. Que tu vives auprès de lui. Puis, je me suis demandé si tu n’avais participé à la rédaction de ces mots. Et les mots méprisants à ton endroit serait une manière de me confondre, de me faire croire qu’il était pire que je le pensais…La manipulation, les mensonges de plus. Une attaque de plus pour en rajouter sur la pile de toxicité.

J’ai été dégoûté. Ça ne m’a pas fait peur. Il voulait ça…comme tout les gens de son espèce. Ça m’a seulement confirmé que prendre de la distance a été le bon choix…J’ai douté pendant un gros deux jours. Puis je me suis rappelé que non, couper tout, effacer tout était le bon choix. Tu aimes cette haine de l’autre, tu aimes cette masculinité toxique, tu aimes le toxique…Alors, patauges dedans. Roules toi dedans, marines dedans. Moi, je vais tout laver. Tout enlever, tout assainir.

J’efface tes photos. J’efface tes commentaires. J’élimine les souvenirs.  Je me fous des symptômes de santé mentale. Je me fous des situations dans lesquelles tu te mets. Non, là c’est une question de valeurs et de personnalité. Peu importe les high et les low dans les troubles mentaux, la base reste la même. Il y a diagnostique et il y a qui tu es.

Depuis que nous avons brisé le lien, des contrats à la maison entrent, l’argent entre, ma santé mentale a même fait un bon en avant…Alors quoi? Tu bloquais la chance dans ma vie? Tu repoussais l’énergie positive, l’énergie de changement qui voulait venir à moi ? Tu t’es enlevé du chemin et j’ai sentie un vent qui poussé dans le dos.

J’ai ma responsabilité là-dedans. J’ai accepté de croire en toi, en nous, même si tu promettais des choses que tu n’as jamais offert. J’ai même trouvé des excuses à beaucoups de chose. J’étais vraiment dans un mouvement pour t’encourager, t’éapauler…être là pour toi. Mais là, j’ai demandé le respect et tu as choisis la rupture amicale. Je me suis choisis.

Je vais me choisir encore et encore lorsqu’il s’agira de toi et tout ce qui vient avec toi.

Encore une fois, j’avais cru que mon affection pour quelqu’un devait passer avant ce que cette personne m’apportait ou pas. Encore une fois, j’ai plus cru en quelqu’un d’autre que j’ai cru en moi. Je te voyais si forte, baignant dans la réussite. Non, tu n’en veux pas de ça. Et moi je n’en veux pas de cette saleté. Et je te laisserais pas me salir, ni toi, ni l’autre.

Crois ce que tu veux. Moi, je ne crois plus en toi.

 

 

 

 

21 septembre.

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« Tu vas voir, ma maison est vraiment facile à reconnaître. Elle est jaune avec les volets bleus. On est sur le bord de l’eau. »

Mais enfin, où est-ce que je me rendais? La maison du bonheur? Déjà que ta mère m’avait dit, comme ça, en pleine sortie d’une répétition de théâtre, en face de l’école qu’elle me trouvait  » vraiment jolie » ( compliment que seule ma mère me faisait…quand je faisais un effort vestimentaire) et là tu me dis que ta maison sera comme dans les livres….

Et oui, elle l’était. Je me rappelle du moment où mon père m’a déposé la première fois devant chez toi. Je me suis dit: ah…mon..dieu…c’est pire que je pensais! ( comme dans: encore plus beau.) Et puis ta mère qui m’accueille avec le sourire et puis toi qui semble si contente que je vienne chez toi et il y avait un gâteau au chocolat et des baklavas sur le comptoir du fond de la cuisine et on me dit: oh tu en veux? on pourrait en manger en écoutant les Gilmore Girls!

Parce que c’était ça le programme de base: Ah toi aussi tu écoutes les Gilmore Girls! Ma mère et moi aussi! Tu viendras chez moi l’écouter avec nous!

On avait passer un été à chatter sur MSN presque chaque jour et juste avant le grand retour en classe, je venais chez toi pour écouter la télé.

La deuxième fois que j’étais venue chez toi, c’était pour un sleepover et je me rappelle qu’on avait jouer à Sims, qu’on avait décidé de créer des personnages à notre image. Tu m’avais dit: « on devrait trouver des yeux vraiment beau et des lèvres vraiment belles, c’est les premières choses qu’on remarque chez toi! » Étant incapable de recevoir des compliments, j,ai fait une blague du genre: oui mais on devrait me trouver des vêtements moches puisque c’est la deuxième chose qu’on remarque aussi! Tu avais ris aux éclats et avait dit, en me regardant droit dans les yeux : Aaaah je t’aime tellement Jess!

J’ai figé. Raide. Trop de positif. Trop de beau. Trop d’affection. Arrêt des processus intellectuels. Trop de nouvelles sensations. Toi voyant que j’avais comment dire…reçu une décharge…tu avais fait  » awww! » et tu m’avais fait un calin.

je me suis dit: Je veux venir vivre chez eux.

Puis ta mère qui me dit au souper: Jessica, j’ai remarqué l’autre fois que tu es venue que tu …limitais…ta consommation de lait. J’ai acheté une autre pinte pour que tu ne te gène pas d’en prendre. Sens toi à l’aise. ( et elle me souris.)

Yep, j’amène mes valises!

Puis, j’ai vue que tu ressemblais à une princesse de Disney quand tu dormais…La lune reflétant dans tes longs cheveux blonds, ton visage paisible d’ange juste assez bien placé pour que la lumière du dehors ne t’empêche pas de dormir, mais juste assez bien pour que ta peau pâle soit mise en valeur. Tout ça agrémenté d’un jolie pyjama…Moi qui était terriblement gêné par l’exposition de mon acné importante suite à mon démaquillage et mon pyjama qui datait de plusieurs années…Nope, je ne peux pas vivre ici! Je suis la jeune paysanne qui vient faire des tours au château du bonheur! La princesse douce, gentille, belle, intelligente…la reine attentionnée, au rire communicatif et chaleureux qui me faisait sentir comme si j’étais belle et drôle… » Un jour, moi aussi je serais un belle princesse…je veux y croire! »

Tu me disais que j’étais belle alors que je me sentais moche.

Je faisais rire ta mère et tu aimais que je parle beaucoup.

J’étais toujours bienvenue chez vous et je pouvais être moi-même.

J’avais 16-17-18 ans et dieu que j’aimais venir chez vous!

Puis euh…passons les disputes début universitaires! J,ai pas tout compris ce qui s’est passé mais…nos 19 ans, 20 ans et cie…pas nos meilleurs années. En plus que nous avons eu des conflits qui nous ont séparés.

Puis, on s’est retrouvés…sur le tchat mais Facebook cette fois-ci. ( deux introverties…ça cultives les relations à distances physiques, mais très proches en mots, je suppose. La sincérité des mots est ce qui compte.)

Sommes nous des amies? des meilleures amies? des compagnes de chemin de vie?

Pour moi, tu es Ariane. Un prénom qui vient avec tellement d’affection, d’espoirs de bonheurs pour toi, de confiance en tes capacités et d’espoirs en nous, en notre relation. J’ai toujours jugé important de te témoigner mon affection, parfois avec un sentiment d’en faire trop, mais même à 16 ans ou encore à 30 ans, je préfère trop que pas assez. Parce que tu es….Ariane. Ou Boblie, Rory. Bref, toi.

Tu fais partie des gens que même en temps de conflit ou de distance physique, tu m’inspire et tu es pour moi une amie. Et j’espère être de même pour toi.

Bonne fête. Ta trentaine sera merveilleuse. J’espère y participer.

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